Cocorico

Quant il s’est agit de débattre sur ce qu’était l’identité nationale  en France, nombreux sont ceux qui sont montés au créneau en disant que cela n’était pas digne du pays des droits de l’homme que de poser une telle question.

Et il est intéressant de voir qu’en matière de football, les Français réagissent différemment.  Attention à ne pas s’essuyer les crampons trop vite sur la bannière tricolore !

Cette semaine, c’est le bleu qui a fait tache au milieu de la palette mondiale des couleurs. Et la France a vu rouge quand l’honneur de son peuple a été bafoué devant les télés du monde entier par le comportement puéril des joueurs de son équipe. Et le Blanc (Laurent) arrive un peu tard sur la feuille de match pour calmer les ardeurs d’un pays dont l’emblème est le coq ne l’oublions pas !

L’image de l’étendard chanté dans l’hymne national du coup est ressortie « ternie » selon les propos de Roselyne Bachelot, ministre des sports, après la disqualification de la France de ce grand événement planétaire qu’est la coupe du monde de football.

Rendez-vous compte, tous ces espoirs de retrouver un peu le moral, de vibrer à nouveau pour une cause nationale, ont fait pschitt comme le disait un président de la République à propos de tout autre chose d’ailleurs.

La France, c’est donc ça. Un ballon au fond des cages ?

L’équipe de France est à l’image de son pays. Désunie. Elle n’arrive pas à se rassembler pour faire valoir l’intérêt général. La démocratie participative a montré ses limites une fois encore. On ne peut pas sur un terrain avancer sans avoir défini au préalable un plan d’attaque. La stratégie se doit d’être pensée par quelques uns et adoptée par tous. Ensuite il est l’heure de tirer les bilans. La cacophonie n’a jamais été bonne conseillère.

Et si le chef est respecté, ses conseils écoutés, sa méthode appliquée alors peut-être que l’ordre des choses tourneraient plus rond. Comme un ballon au fond des cages par exemple.

Il en est un qui a su imposer sa voix, sa détermination, son refus à la résignation. C’était un 18 juin 1940. Churchill a dit de lui, qu’en montant dans l’avion qui le menait à Londres, il avait aussi embarqué l’honneur de la France.  L’équipe qui porte les couleurs de ce même pays défendu avec conviction 70 ans plus tôt, revient, elle avec le déshonneur. Tout est question de conviction. 

 Mercredi 30 juin 2010