Jacques Dubay veut incarner le Nouveau Centre en Ardèche

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Jacques Dubay et Hervé Morin

C’est l’élu qui n’a pas l’air comme ça mais qui monte, qui monte… Il trace son bonhomme de chemin. Maire d’Alboussière, conseiller général de Saint-Péray, il est aujourd’hui le président du Nouveau Centre en Ardèche. Il y a encore quelques années, il faisait partie du groupe des indépendants et modérés dans l’opposition départementale. Aujourd’hui il est chef de file de cette opposition toute couleur politique confondue (à droite cela va de soi). Exit, le Dr Chabal (conseiller général du Cheylard), c’est lui qui a repris le flambeau ou plutôt pris les commandes. Toujours égal à lui-même, rarement, voire jamais en colère, il assène pourtant ses vérités à un président du conseil général, Pascal Terrasse parfois médusé. Il n’avait pas l’habitude sous l’ère Chabal ! Et il en est de même aujourd’hui avec son parti, le Nouveau Centre. Longtemps considéré comme un divers droite il s’est décidé à afficher la couleur voilà quelques mois. Il est le président de la fédération ardéchoise du parti d’Hervé Morin et compte bien le rester en menant campagne pour les Européennes, dans un premier temps et pour les Régionales dans un second temps. Hervé Morin, de passage en Ardèche, le 21 avril dernier lui a d’ailleurs rendu visite. Un Jacques Dubay heureux de cette courtoisie et qui compte bien prouver que sa fédération ne compte pas pour des prunes. Aujourd’hui le Nouveau Centre compte un peu plus de 9000 adhérents au niveau national dont 10 % sont ardéchois. A chaque jour suffit sa peine.

Jacques Dubay, construit son chemin politique lentement mais sûrement on devrait le revoir à d’autres postes très certainement.  

Amaury de Saint-Quentin, nouveau préfet de l’Ardèche

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Amaury de Saint-Quentin, préfet de l’ArdècheRetenez ce nom, Amaury de Saint-Quentin, c’est désormais celui du préfet de l’Ardèche. Nommé en fin d’année dernière, c’est lundi 12 janvier 2009 qu’il a officiellement pris ses fonctions dans la capitale de l’Ardèche. Marié, 3 enfants, âgé de 48 ans, cet homme a un profil atypique pour avoir embrassé la carrière préfectorale.

Contrairement à ses confrères, il n’a pas fait l’Ena, la voie royale ! Non, lui, il a un long parcours d’homme politique derrière lui. « Un atavisme familial » semble-t-il dire. Et c’est à une rencontre qu’il doit son engagement, celle de Jacques Toubon, qui lui demande de venir travailler avec lui quand il était alors député de Paris. Il occupera le poste de chargé de mission pour le logement et le programme d’aménagement Seine Rive Gauche. C’était au début des années quatre-vingt-dix. Puis, autre rencontre, celle d’Édouard Balladur, alors Premier ministre. Là, on passe à la vitesse supérieure, il est alors le plus jeune chargé de mission à Matignon, il a en charge les relations avec le Parlement, les collectivités territoriales et les élus.

C’est là, que sa carrière politique en tant qu’élu lui-même démarre d’ailleurs. Il devient conseiller général de l’Orne en 1994, puis maire de Putanges-Pont-Écrepin en 1995 et vice-président du conseil général de l’Orne en 1998 et ce jusqu’à aujourd’hui. Sa carrière l’amène ensuite à occuper le poste de chef de cabinet du secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur, Jean de Boishue. Vous l’aurez compris son cœur balance à droite et c’est donc tout naturellement qu’il devient directeur administratif et financier du RPR (l’ancêtre de l’UMP), en 1996, où il sera également chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, secrétaire général puis président délégué et chargé de mission auprès de Patrick Stéfanini, secrétaire général adjoint de ce même parti.

En 2002, c’est Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense qui le réclame au poste de conseiller chargé du patrimoine, de la culture et de l’environnement et des relations avec les élus jusqu’au changement de président de la République.

En 2007, MAM l’appelle alors dans son cabinet à l’Intérieur pour prendre en charge les collectivités territoriales, le développement durable et les élections. Sa nomination comme préfet de l’Ardèche met un terme « irrévocable » selon les propres mots d’Amaury de Saint-Quentin à sa carrière politique. « Aujourd’hui j’ai abandonné tous mes mandats, j’ai choisi le corps préfectoral. C’est une autre façon de servir l’intérêt général. Je serai un préfet impartial, neutre et objectif, clair dans ses orientations, proche de son action et efficace dans ses réalisations. Je suis un homme d’écoute avec un souci de la proximité. Je souhaite établir un partenariat de confiance avec les élus. C’est ce que je souhaite et j’en serai un acteur déterminé ».

Même s’il est encore trop tôt pour lui pour répondre sur les dossiers de fonds concernant l’Ardèche, qu’il ne connaît pas par ailleurs, il sait déjà qu’il va s’atteler au bouclage de la carte intercommunale et qu’il aura en premier lieu comme souci le dossier épineux en ce début d’année de l’économie et de l’emploi. « Ce sera mon dossier prioritaire ».

Ne reste plus qu’à lui souhaiter bonne chance dans ses nouvelles fonctions.

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