“L’année 2008 est une année de merde, passez moi l’expression : le gel, les inondations et maintenant la neige. On se demande quelles sont les intempéries qu’on n’a pas eu cette année en Ardèche. A la fin, on se demande s’il n’y a pas un chat noir quelque part. Au-delà de ça, on peut se demander si on entre pas dans une période de changement climatique ?”. Des propos tenus par le président du conseil général de l’Ardèche, Pascal Terrasse à propos de l’événement neigeux du week-end dernier qui a paralysé les plateaux ardéchois au-delà de 600 mètres d’altitude et qui a privé 2500 Ardéchois d’électricité entre dimanche et lundi.
Les deux députés socialistes Pascal Terrasse et Olivier Dussopt, le conseiller régional Hervé Saulignac s’entendent tous pour dire que l’image donnée du PS au congrès de Reims est déplorable. Le président du conseil général Pascal Terrasse se dit « bouleversé, traumatisé et dépité. J’ai l’impression d’avoir vécu un cauchemar ». Le député maire d’Annonay, Olivier Dussopt est quant à lui ressorti « fatigué, déçu du spectacle donné par le PS lui-même qui n’a pas su tourner la page des présidentiables ». Enfin, Hervé Saulignac exprime sa consternation « on est bien loin des préoccupations des Français ». Ce qui les amène tous trois à penser qu’il vaut mieux rester loin de tout ça et se consacrer à plein-temps à leurs mandats locaux. Pascal Terrasse l’affirme « je ne souhaite pas participer à la direction du nouveau parti même si c’est Ségolène Royal qui gagne. Je veux me mettre au vert. Mes deux mandats me suffisent ». Olivier Dussopt souhaite lui la réconciliation « il faut faire en sorte après ces élections qu’on se retrouve. Je respecterai le vote des militants et si je ne dois pas exercer de responsabilités au niveau national, je saurai me rendre utile quand même. On n’a pas besoin de galon tout le tour du ventre pour le faire ». Pour Hervé Saulignac, « il y a la politique à Paris et puis celle que les élus politiques peuvent faire sur le terrain. Moi, mes preuves je les fais ici. J’ai plutôt intérêt à concentrer mes efforts au plan local ». Ni les uns, ni les autres, selon eux, n’ont prospecté cette semaine pour faire gagner leur « candidat », tous affirment avoir tenu les rendez-vous exigés par leurs mandats. Ils sont comme tous les militants socialistes rivés sur les résultats de cette fin de semaine qui pour les trois dictera leur position de demain.
Jacques Genest (conseiller général UMP), le malheureux perdant de six voix aux sénatoriales en septembre dernier face à Yves Chastan (sénateur maire PS de Privas) se dit confiant quant à la suite que le Conseil constitutionnel pourrait donner à son recours. En effet, il vient d’être convoqué par ce dernier, le 27 novembre prochain pour déterminer si oui ou non l’élection sénatoriale d’Yves Chastan est conforme ou non à la procédure. Jacques Genest souligne que c’est plutôt rare d’être convoqué ainsi alors que tous les autres recours en France ont été rejetés. Qu’est ce que cela présume pour autant pour le conseiller général maire de Coucouron ? Réponse dans quelques jours.
“C’est un maire autoritaire qui laisse très peu participer l’opposition”. Propos d’Eric Plagnat élu de l’opposition à Annonay à propos d’Olivier Dussopt, son député maire.
” A force de se regarder le nombril on n’en oublie l’essentiel” dixit Olivier Dussopt(député maire d’Annonay) à propos des querelles au sein de son parti pour en obtenir le leadership.
C’est l’analyse faite par Pascal Terrasse, député (PS) et président du conseil général de l’Ardèche à propos de la droite dans son département. « L’UMP est fragmentée, en voie d’explosion, ses militants partent au Parti radical, au Nouveau centre comme s’ils avaient hontes d’être à l’UMP. Je vois un émiettement de la droite. Ils sont en voie de se paupériser. On ne voit plus qui est le chef ».