Il faut qu’on m’explique. La France, ce beau pays des Droits de l’Homme, qui a su trouver un système de répartition des richesses sans que pour autant on se retrouve pays satellitaire de l’URSS, qui permet une certaine égalité entre ses citoyens, qui oblige ses enfants à aller à l’école jusqu’à 16 ans, qui assure un minimum santé, qui permet aux demandeurs d’emploi de se retourner le temps de retrouver un autre emploi… Tous ces droits ne sont possibles que pour une seule raison : parce qu’il y a des Français pour payer des impôts. Là encore le système est bien fait, puisque plus on est riche, plus “normalement” on paie des impôts (sauf si on a un excellent conseiller financier qui trouve des solutions pour défiscaliser, même les meilleurs systèmes ont des failles !). Toujours est-il que la majorité de ceux qui en paient, participent ainsi au bon fonctionnement de ce système tant envié par les pays du monde entier et jamais égalé. Oui mais voilà, le French paradoxe veut qu’il soit de bon ton de cracher dans la soupe ! Les Français ont un problème avec l’argent et on n’a pas attendu Nicolas Sarkozy pour le savoir ! C’est comme ça, l’herbe est toujours plus verte dans le jardin du voisin et ça en excite plus d’un. On se souvient encore de l’affaire Flactif au Grand Bornand (74) ! Et sans aller ausi loin, c’est typiquement franchouillard de critiquer celui qui gagne mieux sa vie plutôt que de se réjouir pour lui. Et de se demander si on ne pourrait pas faire aussi bien.Alors là, quand j’entends que le Point consacre tout un dossier pour savoir où se trouvent les personnes riches en France ça me désespère sur la pertinence de ce genre d’articles ? Mon dieu, mon voisin gagne plus de 100 000 euros par an, mais au fait ça ressemble à quoi un riche ? Ne faudrait-il pas plutôt se réjouir qu’il y en ait encore assez en France pour pouvoir contribuer à la bonne marche de ce pays. Moi je voudrais bien voir la tête de toutes ces personnes bien pensantes le jour où le Point fera un dossier pour savoir où ont émigré toutes les personnes qui gagnent plus de 100 000 euros par an ? Car ce jour-là, quand on se partagera plus que les miettes alors on se dira que finalement on n’avait pas vu la poutre qu’on a dans son propre oeil !Un vieil ami plein de sagesse me dit souvent qu’il ne faut jamais critiquer les riches parce qu’on ne sait jamais ce qu’il peut nous arriver dans la vie !
Nathalie Fabre - mardi 3 février 2009
A force d’avoir le nez dans l’éphéméride, nous voilà en bout de calendrier. La semaine 52 s’achève, une nouvelle année va commencer. 2008 ne sera plus qu’un souvenir dans quelques jours. Pour ceux qui voient la bouteille à moitié vide, ils ne se souviendront que des intempéries qui ont marqué l’année, le gel, les inondations et plus récemment les chutes de neige. Les autres, ceux qui voient la bouteille à moitié pleine, se souviendront de la solidarité qui a germé dans toutes les rues, les villages pour aider son voisin, sa voisine, à monter les meubles, à vider les caves quand l’eau est arrivée, à se réchauffer au coin de la cheminée, quand l’électricité s’en est allée pendant quelques heures. Il en va ainsi de la lecture des événements de la vie.
De la crise financière, certains parleront de l’écroulement d’un système bancaire, compteront et recompteront la valeur de leurs actions et puis d’autres qui diront que la fin d’un monde est le commencement d’un autre. Que la vraie vie n’est pas dans la bulle spéculative, qu’elle est là tout autour de nous, avec des gens, des interactions réelles sorties de l’Internet et du virtuel.
Il suffit de regarder par le bon bout de la lorgnette pour voir que le monde n’est pas aussi noir qu’on veut bien nous le laisser croire. Il y a des tas de raisons d’espérer encore.
Ingrid Betencourt n’a-t-elle pas retrouvé le chemin de la liberté, quand tous la donnaient perdue ?
C’est un symbole fort pour de nombreuses personnes qui traversent elles aussi une forêt dense et dont elles ont peine à imaginer qu’il existe une issue positive.
Pour Noël, un prêtre disait, que le cœur des gens n’était pas foutu. Qu’il savait se réveiller au bon moment.
Il y aura d’autres moments en 2009, où le cœur aura encore la parole. Et dans ces moments-là, la rédaction de l’Hebdo de l’Ardèche saura faire en sorte que le plus grand nombre le sache. Une bonne nouvelle doit toujours pouvoir trouver écho. Nous essaierons d’œuvrer en ce sens.
Bonne année à tous.
Nathalie Fabre